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Coup d'oeil sur le matériel emporté au fil de ces 12 000 km.

Auteur : Benjamin Guinot
Date :12-03-2007

Un inventaire du matériel emporté

Tel le marin pressé par la marée ou par la fenêtre météo inespérée, je me rappelle être parti les sacoches déformées de toutes sortes de choses inutiles, gobelet en alu ou modes d’emploi de gadgets dernier cri.

Les premières côtes (non pas celles du marin, mais bien celles du cycliste !) m’imposèrent une première sélection que l’expérience du cyclovoyage au long cours, par la suite, a affiné.

Passées les premières semaines, mon vaillant Taburin fut donc bâté comme suit – quasi immuablement, un peu d’ordre dans un environnement perpétuellement mouvant offrant un peu de repos à l’esprit du voyageur :

- Sacoche avant gauche :
Guide, bouquins, carnet de route, chargeurs électriques, et ma célèbre veste orange quand je ne la portais pas ou ne la gardais pas sanglée sur mon porte-bagages ;

- Sacoche avant droite :
Vivres, réchaud, popote en alu, lampe frontale, pompe à vélo, affaires de toilette1;

- Sacoche arrière gauche :
Duvet, tapis de sol, tente, sandales, pinceau et balayette pour toiletter Taburin2, lingette pour bébés, trousse de secours3 ;

- Sacoche arrière droite :
2 couches de polaires, 2 T-shirts de rando, 1 pantalon de rando (léger qui sèche vite), un T-shirt technique Odlo, 2 slips, 2 paires de chaussettes, cuissards longs, gants de vélo mi-saison, « Buff » pour les oreilles, la gorge et la tête (léger et efficace, un incontournable), 1 casquette (un casque avec visière peut faire l’affaire).

- Sacoche de guidon :Toutes les affaires précieuses
Appareil photo numérique Canon, caméra vidéo Canon mini-DV, lecteur de minidisque pour écouter la musique + micro pour enregistrer les sons, couteau multi usage Leatherman, boussole, carte IGN, passeport (dans une poche cachée) et argent (dans le faux fond – voir la rubrique argent).

- Sacoche sous la selle : Outils
Matériel de réparation des crevaisons, chambre à air neuve, gommes pour les patins de freins V-brake, dérive chaîne + quelques maillons, clefs six pans, clef démonte cassette, clef à rayons, rayons de rechange, clefs plates de 15 et 17, burette de lubrifiant, un fond de graisse pour les roulements, 1 câble de frein arrière et 1 câble de dérailleur (tous 2 ok pour l’avant aussi).


Sans oublier ce que je portais sur moi pour rouler: cuissards courts, maillot de cycliste, lunettes sans monture (pour une meilleure visibilité), casque, chaussures de VTT (permettant l’adaptation aux pédales auto et de marcher « à plat » le cas échéant), 1 paire de chaussettes (basses) qui m’a tenu l’intégralité du voyage !


1 Affaires de toilette : Brosse à dents, mini tube de dentifrice, Biafine (pour l’hydratation de la peau + traitement des coups de soleil), crème solaire en spray (utile le temps de se tanner la peau en début de parcours puis remplacée par le stick à lèvres que j’utilisais aussi sur le nez et les pommettes), Homéoplasmine (petites plaies, irritations), lames de rasoir, pince à épiler (qui servait de manche à mon rasoir !). Loin des villes, un coup de lingette pour bébés et un bon brossage des dents assuraient un toilettage suffisant.

2 Le toilettage de Taburin, lui, consistait à dégraisser sa chaîne à l’essence (celle que je transportais dans mon réservoir de 0.5L pour les besoins de mon réchaud) et les jours de fête, à le passer tout entier sous les poils souples d’une balayette trempée dans de l’eau savonneuse. Puis lubrification de la gaine des câbles et du reste (jamais avec de la graisse – un piège à poussière – mais avec de l’huile.

3 Trousse de secours : Dans une mallette rigide, de quoi désinfecter les plaies (Bétadine, compresses, pansements), stopper et désinfecter un bonne turista (action commune de Lopéramide=immodium et Nifuroxazide), désinfecter l’eau (Micropur), apaiser une irritation oculaire (Dacrysoserum puis collyre si persistance), un antibiotique enfin, en cas de gros pépin – trousse élaborée avec l’aide d’un médecin et d’une infirmière.


Sur le plateau tibétain, Taburin bâté lourdement fait une pause près d’une dune de sable.


Le matériel clef

La tente FERRINO ultra légère (Light Tent 1pers., 1.5 kg) a été une alliée de choix tout au long du voyage, éprouvée avec satisfaction sous la pluie d’Europe, les montagnes turques, les déserts d’Asie Centrale et le plateau tibétain. Le duvet High Lab (Downmicro WTS) de FERRINO, léger, peu encombrant et assez chaud fut très bien. Seul le tapis de sol auto gonflant n’assure pas et je crois qu’un bon vieux tapis en mousse l’aurait remplacé avantageusement (l’encombrement en plus).

Certes les habits PATAGONIA coûtent ce qu’ils coûtent, mais cela en vaut la peine ! Thermiquement efficaces, parfaitement ajustés et légers, 2 polaires (R1 et R2) sur un Odlo, et jamais je n’ai eu froid en statique.

La veste GORE N2S est une réussite. Rien à dire de plus !


Dernier bivouac sur le plateau tibétain, sur les bords du lac Karakol à 3200 m d’altitude.

Ont disparu peu à peu

Panneau solaire : désormais peu encombrants et performants, ces sources d’énergie peuvent servir à recharger piles bâtons ou batteries de téléphone au prix d’un poids et d’un coût encore relativement importants (le Vieux Campeur en vend, les shipchandlers aussi). J’ai laissé tomber le mien en Roumanie lorsque je fus certain que son bénéfice ne justifiait pas ma peine à le trimbaler. L’autonomie des instruments emportés me permettait de rouler jusqu'à cinq jours sans avoir besoin de recharger. Choisir d'ailleurs ses instruments électriques sur ce critère en veillant, pour ceux qui fonctionnent sur des piles bâtons, à ce qu’ils en comportent le moins possible.

Ciré léger : Ce n’est finalement qu’en Ouzbékistan que je m’en suis débarrassé, trop lourd et peu utile : S’il pleut et que je suis dehors, alors j’y suis pour rouler ! et ma veste orange me garde sinon au sec, au moins au chaud. A l’abri, a fortiori, aucun besoin non plus de protection.

Sous-vêtements et vêtements chauds : Durant les nuits froides passées sur le plateau tibétain notamment, la « stratégie » consistait à porter toutes mes affaires, d’où la nécessité de les prévoir complémentaires, c'est-à-dire « en couches » (voir l’approche de la firme Patagonia). Inutile donc de prévoir la grosse doudoune qui ne sert qu’une fois et qui encombre tout le reste du temps.




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