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Activités scientifiques
Évolution du nombre annuel de publications en sciences exactes
(relevées dans la base Science Citation Index)
Nombre annuel de missions de chercheurs du CNRS
(tous secteurs scientifiques)
300 missions d'une durée moyenne de 16 jours.
17% concernent les sciences de l'homme et de la société, mais avec 22% des missions c'est le département Sciences de l’univers qui est le plus présent en Chine.
152 chercheurs temporaires chinois séjournent au CNRS en 2004, (48 en sciences chimiques, 31 en Sciences de la vie, 27 en sciences pour l'ingénieur et 22 en Sciences et technologies de l’information et de la communication).
Thématiques principales de coopération
En sciences exactes, l'analyse des domaines de rattachement des publications communes, permet de faire apparaître (classés selon l'importance décroissante) les secteurs scientifiques privilégiés par la coopération du CNRS :
La physique et le chimie dominent, avec respectivement 42% et 23% des copublications. Les autre disciplines majeures sont :
Physique (42%)
Chimie (23%)
Sciences de l’univers
Mathématiques
Biologie fondamentale
Sciences pour l'ingénieur
Biologie appliquée-écologie
En analysant les publications communes entre un laboratoire du CNRS et un laboratoire chinois, on peut identifier un peu plus de 100 laboratoires du CNRS qui ont une coopération active. Parmi eux, 41 ont au moins 2 publications communes par an, ce qui reflète une coopération suivie.
Les 8 premiers laboratoires, dont l'activité concerne principalement la physique des particules, ont plus de 10 publications communes par an.
Considérée comme zone de manufacture pour l'industrie mondiale, la Chine se donne aussi les moyens de rattraper les principaux pays scientifiques. Avec 750 000 chercheurs, dont beaucoup sont formés à l'étranger (aux États-Unis surtout), elle dispose de la ressource humaine pour cela. En incluant Hongkong, sa production scientifique est du même ordre que celle de la France. Malgré la part encore modeste du PIB qui lui est affectée (1,1%), la recherche chinoise a atteint une masse critique et des ambitions qui doivent retenir l'attention.
La recherche est avant tout publique (universités et académie des sciences) mais de plus en plus de programmes sont conduits en partenariat avec l'industrie nationale ou étrangère. Plus précisément, les grandes entreprises chinoises effectuent du développement expérimental, tandis que les sociétés et les centres de recherche étrangers s'implantent en Chine et y créent des instituts pour tirer profit de son potentiel intellectuel. Les autorités chinoises encouragent ces partenariats avec une préférence certaine pour les opérations importantes et bien visibles, celles qui sont susceptibles d'orienter et de regrouper les compétences et d'en attirer de nouvelles. La Chine souhaite également trouver en Europe des alternatives (ou plutôt des émulateurs) à ses partenaires incontournables : le Japon et les États-Unis. Les scientifiques formés à l'étranger animent ces réseaux de recherche ouverts sur l'international.
La relative faible proportion de scientifiques chinois formés en France invite à mettre en place de manière volontariste des réseaux structurés de coopération, en explorant les opportunités existant dans les secteurs scientifiques qui paraissent prometteurs. La Chine veut produire des technologies exportables avec des priorités connues comme l'espace ou l'énergie, des volontés nouvelles en sciences de la vie et une base déjà solide en physique. La coopération du CNRS est surtout focalisée sur ce secteur 'classique' de la physique, alors que les États-Unis et le Japon sont plus engagés en biologie fondamentale ou appliquée. Mais le CNRS et la France disposent en Chine de relations scientifiques bien établies. Les sciences de l'univers (sismologie, étude de la chaîne himalayenne) représentent un secteur d'excellence, mais des initiatives sont prises vers des domaines nouveaux : maladies émergeantes, génomique, environnement, supraconductivité…
Le pôle scientifique que le CNRS a établi à Shanghai doit aider à constituer une vraie politique scientifique. Shanghai, avec des financements publics, privés, mais aussi municipaux, est exemplaire des mutations de la Chine et s'impose comme zone d'excellence en Sciences de la vie, avec en particulier l'Institute for Biological Sciences qui regroupe et fédère les activités de nombreux laboratoires.
Source : http://www.drei.cnrs.fr
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