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  Chine


12/06/07
Tabu.. quoi?
Enfin l'origine du nom curieux de ma fidèle bicyclette !
12/03/07
Coup d'oeil sur le matériel emporté au fil de ces 12 000 km.
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21/11/06
Chine : le parcours intégral !
De la frontière avec le Kirghizstan jusqu'à Pékin, une vue d'ensemble de ma route en Chine.
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  La qualité de l'air en Chine et à Pékin, par Hélène Cachier du Laboratoire des Sciences du Climat et de l'Environnement
Auteur : Hélène Cachier
  
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La qualité de l’air est une exigence de plus en plus forte qui pèse sur la gouvernance, tout du moins dans la plaine prospère à l’Est de la Chine, là où également se concentre la majorité de la population. Les autorités sont donc confrontées au problème (classique) de la réduction des rejets dans l’atmosphère et de l’augmentation de la population urbaine et de son niveau de vie. Ce dilemme est en apparence sous contrôle par un encadrement de l’exode rural et l’urbanisation et la rénovation à marche forcée de tous les centres urbains et leurs quartiers périphériques. Ces transformations rapides sont précédées par une restructuration radicale des activités industrielles, qui disparaissent des centres villes soit pour se faire ailleurs dans des structures plus modernes soit pour y être remplacées par des activités industrielles ou tertiaires à forte valeur ajoutée. Dans les villes ainsi rénovées, les activités domestiques (chauffage, cuisine) n’utilisent plus le charbon mais le gaz ou l’électricité et ce changement radical a fortement contribué à l’amélioration de la qualité de l’air. Tous les centres urbains ont vu ou voient ces changements et espèrent des lendemains de ciel bleu. La demande est particulièrement forte et les efforts appuyés pour les grandes villes « phares » au statut international que sont Pékin et Shanghai. La situation est beaucoup plus en demi-teinte pour les villes moyennes où l’afflux de ruraux est encore plus important et les efforts moindres. Elle est carrément catastrophique pour les petites villes ou les grosses bourgades rurales où la survie prime dans une atmosphère aux relents de « Germinal ». A Pékin, malgré tous les efforts, la qualité de l’air reste médiocre. Des évidences frappent le visiteur occidental : la rapidité des changements météorologiques et de la pollution qui les accompagne, et la sévérité des épisodes de pollution qui pour certains produisent un air si turbide que l’activité des aéroports est suspendue. La pollution à Pékin est importante et de nature différente de celles des pays développés. Les particules y sont particulièrement abondantes avec en général un ordre de grandeur supérieur à celle des grandes villes occidentales : par exemple les concentrations en fine particules sont de l’ordre de 150 µg/m3 alors que les normes européennes fixent un seuil de 20 µg /m3 à ne pas dépasser en 2010. Suivi des concentrations de particules dans l’air en 2003-2004 à Paris et Pékin. Si Paris souffre d’une pollution par les gaz, à Pékin, ce sont les particules (PM : Particulate Matter) qui crèvent le plafond. D’après Guinot et al., Journal of Geophysical Research, 2007. Deux situations météorologiques contrastées affectent couramment la ville. Si l’air vient du Nord, il est relativement propre avec des vents soutenus et le ciel est dégagé. Si l’air vient du Sud ou de l’Est, il se déplace lentement et s’est chargé de la pollution créée dans tout le bassin de Hebei : cette situation correspond aux épisodes de fortes concentrations de polluants. Il faut également signaler que la saison d’hiver voit principalement des vents du Nord et la saison d’été les vents stagnants du sud. Par ailleurs, des vents de sable peuvent se produire au printemps et créer des épisodes de très forte turbidité. La situation à Pékin dépend donc en premier lieu de la situation météorologique et il est légitime de penser qu’un changement climatique sévère aura un impact sur la fréquence des secteurs de vent. La pollution de Pékin dépend évidemment aussi des sources, de leur localisation et de leur intensité. Ainsi tout effort d’amélioration de la qualité de l’air passe aussi par l’assainissement de tout le bassin. Le charbon demeure la principale source d’énergie mais voit son usage le plus polluant (l’usage domestique) fortement régresser. L’utilisation industrielle du charbon est très soutenue voire en croissance (principalement pour la demande en électricité) hors Pékin intra-muros. Comme cette activité industrielle se modernise et utilise un charbon de bonne qualité, il en résulte un impact environnemental moindre pour la pollution régionale tout en créant une augmentation significative des émissions de CO2. Il faut rappeler ici également que si l’utilisation croissante du gaz comme source d’énergie est indolore pour la pollution particulaire, elle est toute aussi néfaste pour les émissions de gaz à effet de serre. Les activités industrielles elles-aussi demeurent soutenues mais se transforment et se modernisent. Elles émettent un cortège complexe de polluants gazeux et industriels qui contribue aux hauts niveaux de pollution observés. Heure de pointe sur le périphérique à Pékin Enfin, il eût été légitime de commencer la description des sources de pollution par le trafic routier tant la congestion de l’agglomération de Pékin prend une tournure dramatique. Le parc automobile croît de façon inexorable et a même vu une accélération lors de l’épidémie de SRAS, de nombreux pékinois craignant la proximité dans les transports en commun. Les autorités après avoir fermé les yeux et peut être même encouragé l’essor de l’automobile essaient de contrer l’impact du trafic qui est en passe de devenir le principal pollueur dans le centre de la ville. Les transports en commun se développent et s’améliorent mais restent pourtant insuffisants (en 10 ans les lignes de métro vont passer de 2 à 8 pour 2008, année des Jeux Olympiques ; les autobus ont été renouveler, certains roulant au gaz naturel). Le parc vieillissant de taxis a été renouvelé et les 2-roues à moteur 2 temps sont pour le moment interdits ainsi que les camions dans la journée. Il est à signaler que lors du sommet Africain de novembre 2006, une restriction grande échelle du trafic automobile a été testée et a rencontré un succès spectaculaire qui va certainement encourager d’autres mesures de ce genre. A Pékin, les efforts spectaculaires de réduction de la pollution atmosphérique sont donc pour partie annihilés par la croissance soutenue du niveau de vie. La demande en énergie bien que diversifiée s’appuie sur une forte consommation de charbon, consommation toutefois moins polluante qu’avant. En ce qui concerne les émissions de CO2 et des gaz à effet de serre, elles sont en très forte augmentation.





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