Bicyclair Paris-Pékin est un voyage réalisé seul à vélo par Benjamin Guinot, jeune chercheur CNRS spécialiste des questions de pollution de l'air *.
Alors que d'un bout à l'autre de la Route de la Soie, les mutations socio-économiques et environnementales s'accélèrent et s'entrechoquent, ce voyage à travers l'Eurasie veut offrir un témoignage scientifique de la relation des populations avec leur environnement.
A la découverte des Hommes : leur mode de vie, leurs ressources, leurs atouts, leurs difficultés, leurs rêves.
Et de leur environnement: agriculture, aménagement du territoire, qualité de l'air et de l'eau.
Au fil de cette aventure qui allie le voyage solitaire, le défi physique et les sciences, Benjamin propose un état des lieux et dessine du bout de son guidon les perspectives qui s'offrent à ce fascinant continent à deux têtes.
Chaque pays traversé donne en outre l'occasion de découvrir les travaux des chercheurs CNRS dans la région : spécialistes des questions de société, de géographie, d'économie, d'environnement, ... ils proposent un éclairage original des kilomètres parcourus par Benjamin.
Ce dialogue singulier entre les chercheurs et le public s'adresse aux jeunes et aux moins jeunes comme une invitation à aller voir et comprendre notre planète, et les défis de notre siècle !
* Benjamin Guinot est Docteur en physico-chimie de l'atmosphère. Sa thèse, réalisée sous la direction de Hélène Cachier et de Jean Sciare au Laboratoire des Sciences du Climat et de l'Environnement (CNRS-CEA) de Gif-sur-Yvette, a permis la caractérisation de la pollution de l'air de Pékin par les particules (voir les détails ci-dessous). Benjamin poursuivra sur place, en 2007 et 2008, la collaboration avec la Municipalité de Pékin initiée lors de son travail de thèse.
Intitulé : Étude physico-chimique de l'aérosol anthropique et de ses évolutions à Pékin
Résumé :
Les aérosols de la mégapole de Pékin ont été caractérisés pour la période 2003-2004 à l'aide d'un dispositif expérimental conséquent donnant accès au nombre et à la masse, et déployé sur trois sites. La séparation de l'aérosol en deux fractions (diamètres de taille
inférieure et supérieure à 2 µm) s'avère particulièrement pertinente pour l'identification des sources ainsi que pour une meilleure compréhension des interactions gaz-particules. De nombreuses sources de combustion contribuent à la pollution : trafic, charbon et industries.
Ce travail montre aussi l'importance de la formation photochimique d'aérosols secondaires en été, et l'imprégnation de l'atmosphère par les poussières terrigènes à toutes saisons. La source charbon en hiver ne semble plus aussi prédominante que par le passé. L'origine et l'altitude
très contrastées des masses d'air entrant à Pékin sont déterminantes pour l'évolution des polluants et leur redistribution régionale. En modifiant ces paramètres, le changement climatique influera fortement sur la pollution à Pékin. |